Physical Self-Maintenance Scale (PSMS)

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Description de l’outil

Quelles sont les caractéristiques du PSMS?

Le PSMS (Lawton et Brody, 1969) est essentiellement un outil qui permet d’évaluer l’autonomie pour les activités quotidiennes de base, d’une part, et les activités instrumentales plus complexes qui complètent le quotidien, d’autre part. Il a été conçu pour évaluer l’autonomie des personnes de 60 ans et plus.

CaractéristiquesDétails
Nom de l’outil Physical Self-Maintenance Scale
Acronyme PSMS
Concepteurs Lawton, M. P. et Brody, E. M.
Année de publication 1969
Format Le PSMS est un court questionnaire sur les activités quotidiennes qui tient sur une seule page. Il est complété d’une évaluation des activités instrumentales qui tient sur une deuxième page.
Coût d’achat Aucun, il est disponible en ligne
Coût d’utilisation Gratuit
Formation requise Aucune
Test (PDF) Test (PDF) 1ère page disponible en français sur le site : cliquez ici
Disponible au complet en anglais : http://aging.ufl.edu/files/2012/05/ADLTable.pdf 

Quel est l’objet d’évaluation du PSMS?

Le PSMS (Lawton et Brody, 1969) se veut essentiellement une évaluation de l’autonomie pour six activités quotidiennes de base et huit activités instrumentales du quotidien. Toutes les activités évaluées se rapportent à des comportements observables. L’évaluation à l’aide du PSMS permet ainsi de déterminer si la personne est autonome dans les activités qui sont essentielles au quotidien et d’élaborer un plan d’intervention pour améliorer ou pallier les incapacités. Le PSMS a été conçu pour évaluer les personnes de 60 ans et plus.

En quoi consiste le PSMS?

Le PSMS est essentiellement un outil qui permet de questionner ou d’observer la personne pour déterminer son niveau d’autonomie dans le cadre de six activités de base du quotidien : utiliser la toilette, s’alimenter, s’habiller, se toiletter (se brosser les dents et les cheveux, se laver le visage, etc.), se déplacer et prendre son bain ou sa douche. Pour chacune de ces activités, plusieurs niveaux de cotation sont proposés, accompagnés d’une description du niveau d’autonomie de la personne. Cependant, seule la totale indépendance pour réaliser l’activité est cotée « un » point. Tous les autres niveaux, qui indiquent le niveau d’aide requis ou les difficultés d’exécution sont cotés « zéro ». Le score total de six points indique une autonomie complète pour l’ensemble des six activités.

Dans un deuxième temps, la même organisation est proposée pour l’évaluation de huit activités instrumentales du quotidien : utiliser le téléphone, faire les emplettes, préparer les repas, s’occuper de l’entretien ménager, faire le lavage, utiliser des moyens de transport, gérer sa médication et ses finances. Encore ici, plusieurs niveaux d’autonomie sont proposés, chacun avec une description précise des difficultés possibles que pourrait vivre la personne, et seule une complète autonomie est cotée « un », tous les autres étant cotés « zéro ». Le score total de huit points indique une autonomie complète pour les activités évaluées.

Quelles sont les qualités métrologiques du PSMS?

Dans le contexte de l’évaluation plus globale de l’autonomie de la personne âgée afin de déterminer subséquemment un plan d’intervention, la validité de contenu, la fidélité test-retest et interjuges sont les qualités métrologiques les plus importantes à considérer.

QualitésDescription
Validité La validité du contenu du PSMS a été étudiée au moment de sa conception. Il a été démontré une bonne corrélation des résultats aux items entre eux et entre les deux échelles, soit celle des activités quotidiennes élémentaires et instrumentales. Les résultats ont aussi été comparés à ceux obtenus avec d’autres outils mesurant le fonctionnement ou la performance au quotidien, avec un ensemble de corrélations significatives (Lawton et Brody, 1969).
Fidélité
test-retest
Aucune étude ne rapporte de résultats relativement à la fidélité test-retest.
Fidélité interjuges La fidélité interjuges a été mesurée à la conception de l’outil, avec d’excellentes corrélations variant de 0,87 à 0,91 pour les scores entre les évaluateurs (Lawton et Brody, 1969; Hokoishi et coll., 2001).

Quels sont les avantages et les limites du PSMS?

Le PSMS est un outil vraiment facile à utiliser, ne demandant aucune formation préalable, et il est relativement rapide à administrer. Il donne une information assez précise sur les difficultés vécues par la personne dans diverses activités quotidiennes, de base et plus complexes. Il est ainsi utile à l’élaboration des plans d’intervention.

Passation et cotation du test

Comment effectuer le PSMS pas à pas?

La grille de cotation du PSMS donne un bon nombre d’indications sur la façon d’observer ou de questionner l’autonomie pour l’ensemble des activités quotidiennes qu’il couvre. Pour l’intervenant bilingue, une version validée en français n’est pas absolument nécessaire puisque l’outil est de fait un guide pour évaluer l’autonomie et déterminer les difficultés. La personne évaluée n’est donc pas directement en contact avec l’outil. Les six activités de base et les huit activités instrumentales sont nommées et pour chacune, une description des difficultés possibles que peut vivre la personne dans leur exécution est proposée. L’évaluateur doit coter ce qui lui semble être la description la plus exacte de la performance de la personne.

Quel est le système de cotation et quelles sont les normes du PSMS ?

La cotation de l’évaluation se fait directement sur la grille et simultanément à la passation. L’évaluateur doit inscrire la cote, de 1 pour pleinement autonome à 0 pour tous les autres niveaux qui indiquent les difficultés vécues. Un total de six points sera alloué à la personne complètement autonome pour les six activités de base et huit à la personne complètement autonome pour les activités instrumentales. Toute difficulté observée ou indiquée par la personne ou un proche fait en sorte que pour l’activité en question, la cote attribuée sera 0.

Il n’y a ni norme ni score seuil associés au PSMS. Le score final n’aura pas d’importance réelle pour l’établissement d’un plan d’intervention. Les activités problématiques seront d’intérêt pour l’intervenant.

Références

Lawton, M. P. et Brody E. M. (1969). Assessment of older people: self-maintaining and instrumental activities of daily living. Gerontologist, 9, 179–186.

Hokoishi, K, Ikeda, M., Maki, N, Nomura, M, Torikawa, S. et coll. (2001). Interrater reliability of the Physical Self-Maintenance Scale and the Intrumental Activities of Daily Living Scale in a variety of health professional representatives. Aging and Mental Health, 5 (1), 38-40.

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