Bourses d’initiation à la recherche

En appui aux étudiants du 1er et du 2e cycle

PROJET #6 - Prévention primaire, neuropsychologie et facteurs de risque modifiables  

Bourse disponible

  • 7 500 $, laquelle sera remise à un étudiant du 2e cycle issu de l’un des programmes ciblés par le CNFS.

Profil étudiant recherché

DOMAINE D'ÉTUDE

  • Maîtrise en ergothérapie
  • Maîtrise en physiothérapie
  • Maîtrise en sciences infirmières (M.Sc.Inf.)
  • M.Sc.Inf. avec diplôme/Diplôme d’études supérieures soins de santé primaires (IP)
  • M.A. – Ph. D. en psychologie clinique (étudiants de 1re et 2e année)

COMTÉTENCES RECHERCHÉES

Nous recherchons une personne rigoureuse et intéressée par la recherche en santé, en neuroscience, et en psychologie. Un baccalauréat en kinésiologie, en génie, ou en psychologie serait un atout pour une intégration plus rapide dans le projet. En particulier, des connaissances de base en physiologie de l’exercice, en programmation ou en analyses statistiques sous le logiciel R faciliteront la contribution aux tâches de recherche. La personne retenue devra faire preuve de professionnalisme (notamment en matière de politesse, de ponctualité et de communication), être à l’aise avec les outils informatiques et faire preuve de rigueur dans la collecte et le traitement des données. Autonomie, esprit d’équipe et l’intégrité scientifique sont des qualités essentielles pour collaborer au sein de notre équipe de recherche.

Une bonne maîtrise du français et de l’anglais est requise pour interagir avec les membres de l’équipe de recherche et avec les participants (francophones et anglophones), pour consulter la littérature scientifique (essentiellement en anglais), pour rédiger le manuscrit scientifique (en anglais) et pour présenter les résultats à différentes audiences francophones et anglophones.

Supervision

SUPERVISEUR(S)

  • Matthieu Boisgontier
  • François Jabouille (doctorant)

ÉCOLE/PROGRAMME

  • École des sciences de la réadaptation, Physiothérapie

Projet de recherche

Titre

Tendance automatique d’évitement de l’effort : Implications pour la prévention primaire par l’activité physique

Thème ou mots-clés

  • Prévention primaire
  • Neuropsychologie
  • Facteurs de risque modifiables

Contexte

L’activité physique joue un rôle essentiel dans la prévention primaire de la dépendance fonctionnelle, des maladies et de la mortalité. Elle contribue notamment à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de dépression, d’hypertension, de cancer et de démence. Cependant, malgré le renforcement progressif des mesures gouvernementales visant à promouvoir l’activité physique, la population est de moins en moins active. De 2015 à 2021, la proportion de Canadiens respectant les recommandations d’activité physique a diminué de 57 à 54 %. En plus des effets néfastes sur la santé, cette inactivité physique a des conséquences financières. En Ontario, les coûts directs et indirects des soins de santé liés à la sédentarité sont estimés à 2,6 milliards de dollars par an. 

Cette inactivité physique n’est pas liée à un manque d’intention. La plupart des personnes sont conscientes des bienfaits de l’activité physique et ont l’intention d’être actives. Ils n’arrivent cependant pas à transformer ces intentions en actions, ce qui est un défi que les professionnels de la santé doivent relever afin d’améliorer l’efficacité de la prévention primaire. Pour cela, nous devons améliorer notre compréhension des mécanismes sous-jacents à cette incapacité à transformer les intentions en action. 

De nombreuses études ont montré que nos comportements d’activité physique ne sont pas uniquement guidés par des processus réflexifs (ex. : attitudes, intentions). Ils dépendent aussi de processus automatiques, parmi lesquels les tendances d’approche/évitement sont considérées comme étant les plus proches du comportement d’activité physique. Ces tendances sont définies comme l’impulsion automatique à s’approcher ou s’éloigner de certains stimuli présents dans notre environnement. Comprendre l’impact de ces tendances automatiques sur notre capacité à nous engager dans une activité physique régulière est au centre de notre projet de recherche.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de déterminer si (i) les personnes qui ont le plus de difficulté à s’engager dans l’activité physique sont aussi celles qui ont une plus grosse tendance automatique à éviter des images associées à une faible dépense énergétique. Les objectifs secondaires sont de déterminer si cette tendance automatique (ii) prédit la condition physique, reflet à plus long terme de l’engagement dans l’activité physique, et (iii) prédit l’incapacité à concrétiser l’intention d’atteindre les recommandations d’activité physique formulées par l’Organisation mondiale de la santé (au moins 30 minutes, 5 fois par semaine). Selon la Théorie de la minimisation de l’effort en activité physique, notre hypothèse est qu’il y aura un effet significatif pour ces trois objectifs.

Méthodologie

Conditionnement

Les participants effectueront six séances de conditionnement visant à associer trois images neutres (formes géométriques abstraites) à trois niveaux de dépense énergétique : faible, modéré et élevé. Une fois le conditionnement terminé, les images ne seront plus perçues comme neutres, mais associées à une des dépenses énergétiques.

Tendances d’approche-évitement

Ces stimuli conditionnés seront utilisés dans une tâche d’approche-évitement développée et validée sur notre système robotisé immersif. À partir des temps de réaction mesurés lors des mouvements d’approche ou d’évitement, cette tâche permettra de caractériser, pour chaque participant, les tendances automatiques à s’approcher ou à s’éloigner de chacun des types de stimuli conditionnés (associés à une dépense énergétique faible, modérée ou élevée).

Activité physique et condition physique

Les participants réaliseront un test sur vélo stationnaire avec mesure directe des échanges gazeux respiratoires pour évaluer leur capacité aérobie. Le niveau d’activité physique sera mesuré de façon objective avec des accéléromètres pendant une semaine.

Analyse statistique
Des régressions linéaires multiples évalueront si les tendances d’approche évitement mesurées par système robotisé prédisent la pratique hebdomadaire d’activité physique et la condition physique, ceci en contrôlant pour des variables potentiellement confondantes comme l’âge, le genre, les intentions et la dépression. 

Modalités du projet
Tâches ou activités de recherche

La personne sélectionnée contribuera à toutes les étapes du projet : la préparation et la calibration des instruments de mesure, la collecte des données (incluant les séances de conditionnement associatif, la mesure d’activité physique par accélérométrie, la mesure directe de la capacité aérobie et la tâche d’approche-évitement sur le robot), l’administration des questionnaires, l’organisation des données obtenues en respectant les règles de confidentialité, l’analyse statistique des données dans le logiciel R, à la rédaction d’un article scientifique, la production de figures de qualité professionnelle, la présentation des données lors de conférences, et si elle est intéressée, la supervision d’étudiant.e.s au baccalauréat. L’échéancier de ces contributions de mai à octobre est comme suit :

  • Mois 1 : Familiarisation avec les instruments de mesure et formation aux différents protocoles.
  • Mois 2-4 : Contribution à la collecte des données et supervision d’étudiants au baccalauréat.
  • Mois 3-5 : Contribution à l’organisation et à l’analyse des données.
  • Mois 5-6 : Contribution à la rédaction du manuscrit et à la production des figures.
Milieu de travail

L’étudiant.e travaillera dans le laboratoire du chercheur principal qui se trouve au bâtiment FHS (200 Lees) de la Faculté des sciences de la santé. 

Langue de travail

Français de 90 % à 100 %

Compétences qui seront développées

La personne sélectionnée développera des habiletés en gestion de projet, en gestion de données, et dans l’utilisation d’équipements de pointe tels que le système robotisé Kinarm, un système d’analyse métabolique par mesure des échanges gazeux, et des logiciels d’accélérométrie. Elle développera des habiletés de traitement de données physiologiques, cinématiques, comportementales et psychométriques, et d’analyse statistique dans le logiciel R. Elle développera des compétences relationnelles au sein d’une équipe scientifique et avec des participants. Elle renforcera ses habiletés en pensée critique, en communication scientifique (rédaction d’articles, présentations, vulgarisation) et en supervision d’étudiants au baccalauréat. Ce projet lui apportera une expérience dans un laboratoire de recherche internationalement reconnu et financé par plusieurs organismes nationaux (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Fondation Canadienne pour l’innovation). Elle développera un réseau professionnel avec les doctorants et postdoctorants du laboratoire ainsi qu’avec les collaborateurs internationaux (p. ex., Dr Cheval et Dr Maltagliati, France).

Date butoir

Les étudiants admissibles et intéressés ont jusqu’au 13 mars 2026 pour :

  1. Rédiger un court texte décrivant leurs motivations et leurs compétences et préparer leur curriculum vitae en respectant les balises du Guide de rédaction pour étudiants(PDF, 137 KB).
  2. Remplir le formulaire en ligne.

Des questions?

Bernard Pinet

Gestionnaire de projets, recherche
Consortium national de formation en santé – Volet Université d’Ottawa

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