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7 conditions de « compagnonnage cognitif » pour soutenir le transfert des connaissances chez vos stagiaires

Introduction

Vous aimeriez favoriser le transfert des connaissances chez vos étudiants ? Le « compagnonnage cognitif » est l'une des stratégies de soutien proposées par Poteaux et Pelaccia (2016). Cette méthode implique des interactions fréquentes entre le superviseur, les pairs et le stagiaire afin d'expliciter le raisonnement et les savoirs nécessaires aux interventions qui sont effectuées. Vanpee et al. (2010, cités dans Poteaux et Pelaccia, 2016) décrivent sept conditions qui vous permettront de mettre en place le « compagnonnage cognitif ».

Aider votre stagiaire à articuler les connaissances apprises dans d'autres contextes

Vous pouvez discuter avec votre stagiaire de la démarche de raisonnement qu'il a suivie, des connaissances et compétences qu'il a développées et de la façon dont celles-ci sont applicables à votre contexte et votre milieu. 

Stimuler votre stagiaire dans le développement de ses capacités réflexives

Il est suggéré de demander à votre stagiaire de verbaliser et d'expliciter une action qu'il a accomplie. Ce processus favorise le développement de la métacognition1. Cela lui permet aussi de confronter ses idées et son interprétation.

Favoriser l'acquisition de connaissances conditionnelles2 chez votre stagiaire

Pour ce faire, il faut encourager votre stagiaire à effectuer un processus de :

Discrimination : en tentant de trouver les différences entre des situations qui peuvent sembler similaires. Par exemple, un soutien distinct est offert à deux individus présentant des défis semblables.

Généralisation : en tentant de trouver les similitudes entre des situations qui peuvent sembler différentes. Par exemple, des symptômes ou des besoins différents menant à la même intervention.

Offrir de la supervision directe à votre stagiaire

L'observation de votre stagiaire vous permet de lui offrir des commentaires précis, immédiatement après son intervention et ainsi, d'optimiser votre rétroaction.

Soutenir votre stagiaire en utilisant l'échafaudage (scaffolding)

Vous pouvez agir comme facilitateur en offrant un soutien adapté à votre stagiaire lors de la réalisation d'une tâche complexe. L'accompagnement se fait en lui donnant les informations nécessaires selon la complexité de l'activité, ou encore en accomplissant une partie de la tâche afin de promouvoir le développement graduel de son autonomie.

Favoriser le développement de l'autonomie de votre stagiaire

Dans le cadre de l'« échafaudage », votre soutien diminue en fonction des progrès de votre stagiaire. Ainsi, vous vous retirez graduellement afin de lui laisser gagner de l'autonomie.

Modéliser cognitivement la tâche de votre stagiaire

Vous pouvez expliciter votre raisonnement à votre stagiaire pendant ou après avoir accompli une tâche. Il s'engage ensuite dans une discussion à propos des observations qu'il a notées.

Conclusion

Le « compagnonnage cognitif » contribue à soutenir le transfert des connaissances chez vos stagiaires, tout en favorisant le développement de leur raisonnement clinique. Si cette thématique vous intéresse, inscrivez-vous à notre atelier en ligne intitulé Façonner le raisonnement clinique. Il vous permettra notamment de définir les composantes clés et de décrire les différents types, modèles et concepts qui se rattachent au raisonnement clinique. Vous découvrirez aussi d'autres stratégies permettant de développer le raisonnement clinique chez votre stagiaire.

1 Métacognition

La métacognition fait référence à l'autoanalyse du fonctionnement intellectuel, des stratégies mises en place pour apprendre, mémoriser, effectuer de la résolution de problèmes complexes et exécuter des actions. Elle nécessite un retour sur son processus de pensée (Raynal et Rieunier, 2014). Elle est essentielle à la pratique réflexive.par auteur

2 Connaissances conditionnelles

Ces connaissances sont dynamiques. Elles se déroulent dans l'action et répondent aux questions « quand ? » et « pourquoi ? ». Par exemple, le stagiaire utilise des connaissances conditionnelles pour déterminer le meilleur moment et endroit pour mettre fin à une intervention. Les connaissances conditionnelles sont responsables du transfert des apprentissages à divers contextes et « cré [ent] l'expertise chez l'apprenant et le professionnel » (Legendre, 2005, p. 277).

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